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Roger Bandoma - Archive 2003

General Secretary at Congolese Community of Rhodes Island and Manager at Luxottica Retail

 

Studied Political Science at Northeastern University

Past: Newbury College and institut sona bata

 

Lives in Providence, Rhode Island

From Gemena · Moved to Charleroi

Married to Prudence Kaninda

 

Congoboston: Merci de l’opportunité que vous nous offrez  pour vous interviewer: La prémiere question est de savoir qui vous êtes?

 

Roger Bandoma: Merci aussi pour l’opportunité, je reponds au nom de Roger Bandoma. Je suis né à Gemena, province de l’Equateur dans le nord de la République Démocratique du Congo. Je suis arrivé aux USA il y a de cela huit-ans; Etudiant, j’ai pu  rencontrer une jeune charmante fille qui est devenue mon épouse. Aujourd’hui nous avons ensemble un jeune garçon.

 

Congoboston (CB): Quelle est votre occupation professionnelle ici a Boston, Monsieur Bandoma?

 

Roger Bandoma (RB): Je travaille pour un groupe commercial de distribution des produits Luxotica. Je suis manager de l’un des points de distribution de leurs produits ici a Boston. Aussi, je prends des cours dans le domaine des Sciences Politiques.

 

CB: Boston étant un symbole de fièrte sur le monde à cause de ses universités et activités culturelles de haut niveau. Comment appréciez-vous  la communauté des congolais habitant cette ville?

 

RB: Ben, je dirais que j’apprécie beaucoup notre communauté. Comme toujours il y a un côté négatif et positif lorsqu’on juge ! J’aimerai me pencher plus sur le positif en répondant à ta question. Je pense que notre communauté a grandi. Plusieurs fils et filles du Congo se sont établi ici et à là, à l’exemple de moi-même: je suis venu très jeune, étudiant, aujourd’hui je suis père de famille… j’apprécie aussi l’initiative que nous avons tous eu la fois passée en créant la communauté congolaise de New England (CCNE), regroupant les fils et filles du Congo, habitant la région de la Nouvelle-Angleterre (MA, RI, ME, CT, VT, NH jusqu’à NY); Et de même, nous avons des églises dirigées par des pasteurs congolais qui contribuent efficacement à l’édification de la masse, aidant le peuple autour du partage de la parole de Dieu. C’est vraiment une bonne chose que la communauté grandit à ce point. D’ici quelques années, l’on pourrait parler de "quartier MATONGE" ici à Boston, à l’exemple de la Belgique… (Rires)

 

CB: Comment est ce que votre occupation professionnelle pourrait aider  à l’épanouissement des autres citoyens congolais ! Surtout ceux qui viennent d’arriver ?

 

RB: Entant que Manager, j’ai eu l’opportunité d’aider certains citoyens congolais à trouver du travail; surtout venant d’arriver, ne connaissant pas trop bien la langue et n’ayant aucune expérience professionnelle. Je vois une grande évolution en eux aujourd’hui jusqu’au point ou certains sont devenus managers aussi.

 

CB: On a aussi appris de votre initiative dans le passé: vous avez participé à l’animation ici a Boston de Radio Tam-Tam de M. LUYINDULA. Pouvez-vous-nous en parler?

 

RB:  Oui, c’était une bonne expérience: la Radio francophone de Boston Tam-Tam, une initiative de M. LUYINDULA, journaliste de carrière depuis le Congo avait donc le but d’aider les francophones en général d’avoir les nouvelles venant d’autres horizons, présentées en leur langue maternelle ou d’éducation dans leur contrée de résidence : Anglophone. J’étais animateur et présentateur d’émissions radio. Je pense que d’autres fils et filles ayant des talents devraient poser des initiatives de ce genre.

 

CB: Quel est votre objectif en participant à l’animation de cette Radio?

 

RB: Notre objectif était d’atteindre les francophones de New England car on avait senti le besoin d’informations sur les évènements se passant d’informations ailleurs à travers le monde; Et commençant cette activité on avait accepté de consentir des sacrifices dans ce souci d’informer, d’éduquer et de réunir les individus autour de cette Radio. Fort dommage, nous n’avons pas eu assez de support financier et de soutient tant souhaité de l’extérieur…

 

CB: Soutien de la part de la communauté?

 

RB: Soutien de la communauté, euh ! Oui? Vous savez une entreprise pareille demande des sponsors financiers et techniques… on a pas eu assez de support affin de survivre; Ce qui a rendu son existence difficile. Mais je profits de l’occasion pour féliciter et encourager M. Luyindula qui avait eu cette idée; une très bonne et louable initiative.

 

CB: De cette expérience quel message à adresser aujourd’hui aux congolais, sachant que les Haïtiens, Portoricains ont toutes leurs chaînes de Radio, TV et websites communautaires?

 

RB: Merci pour la question. Oui ben, les initiatives récentes comme la vôtre avec le site Congoboston.com, dirigé par les Congolais et utilise comme Base de données et de ressources d’informations, boîte à échanges d’idées et des services entre Congolais; C’est vraiment très louable et mérite d’être soutenu. Ici nous voyons comme vous l’aviez dit des Haïtiens et autres réunis autour de leurs cultures: Ce que nous aujourd’hui demandons aussi que nous pouvons faire de même.

 

CB: A part vos occupations de manager, avez-vous une aspiration  d’influence positive au développement de votre pays et de la population?

 

RB: Oui, actuellement je travaille avec d’autres fils du pays et les étrangers en créant une fondation appelée: “UBANGI ASSISTANCE”; son but est d’apporter un soutien aux victimes et déplacés de la guerre au Congo. Comme vous le savez notre pays est en guerre civil et plusieurs individus ont été déplacés ? Certains vivent dans les brousses: sans vêtement ni nourriture, dans des conditions très misérables… nous ne perdons pas cela de vue. Notre démarche est donc de regrouper ce peu que nous avons avec l’aide des partenaires expatriés à apporter à ce peuple qui souffre. A ce moment la fondation a pu distribuer des vivres et des vêtements au niveau de la province de l’Equateur au Congo; Où notre équipe locale s’assure de coordonner la distribution du peu mis à sa disponibilité ! Et nous recevons des rapports très encourageants.

 

CB: Où trouvez-vous le fond pour le financement de cette oeuvre à but non lucrative?

 

RB: Le financement nous vient de partenaires étrangers qui ont été sensibles à nos douleurs ; certains ont séjournés au Congo comme missionnaires de la parole et ils ont appris à aimer le Congo et son peuple. Cette action est donc menée de la Belgique et de d’être acheminé au port de Matadi par les navires affin d’être distribuer pour la deuxième fois.

 

CB : L’opinion publique se souvient de votre nom de famille : Paul Bandoma, votre père a effectivement travaillé pour amener le Congo dans une période de transition à la démocratie. Malheureusement les mentalités des congolais n’étaient pas à la hauteur en ce temps. Aujourd’hui si l’opportunité avait donné à Roger Bandoma d’amener ce pays dans une transition de la même sorte quelle seront vos stratégies pour éviter de répéter l’histoire, en contournant ce mal du siècle qui assaillit le Congo ?

 

RB : Merci pour cette question. Je tenterai de répondre à celle-ci à titre personnel. Je salue leurs efforts ( les acteurs de la conférence.) Ils ont travaille dur pour amener le pays sur la voie démocratique. Malgré que cela n’a pas donne les résultats souhaites, je pense qu’un jour on verra dans ce pays des élections libres et démocratiques, on verra des dirigeants que le peuple, lui-même aura choisis. Je vois cela et pense fermement que cela arrivera. Ils ont pose de base une fondation que je pense que nous les jeunes allons suivre, se basant sur leurs résolutions pour faire des rêves et ambitions une réalité pour le Congo de demain.

 

Personnellement je pense qu’il n’y a pas deux voies : il faut asseoir les fils du pays ensemble une fois de plus ; mettant ce qui nous divise de côté et tendant à ce qui nous rapproche et nous unit. Et à partir de là, reconstruire notre nation : Aller dans une période de transition, organiser les élections et établir les institutions de gouvernement.

 

CB : Se référant aux accords de Sun City en Afrique du sud, s’il vous était donné de contribuer à faire avancer les choses à ce niveau. Quel serrait donc l’apport de M. Roger Bandoma ?

 

RB : Tout d’abord, j’étais assez pessimiste quand ces travaux ont commence parce que  nos dirigeants qui y participaient  avaient tous, selon leurs discours, des objectifs contradictoires. Je pense que l’on devait définir d’abord le cadre de Sun City. J’ai pu suivre trois ou quatre participants, et j’ai pu conclure que rien de consistant ne sortira de la : Tous avaient des visées différentes ; Certains venaient pour prendre le pouvoir ; certains se déclaraient candidats à la présidence ou à la primature. Mais le but était de régler les conflits entre les fils du pays…essayer de trouver une solution pour mettre fin a cette guerre civile, tout en amenant tous les belligérants autour d’un accord de principe, sur base duquel  le reste du travail devait se faire. Au lieu de cela j’ai compris que rien de bon et de consistant ne sortirai de ces travaux  quand certains y étaient pour se disputer les postes ou présenter leurs CV à l’opinion publique.

 

CB : Puisque nous parlons des conflits dans le pays. Que pensez-vous de la politique de Jean-Pierre Bemba : Une rébellion armée pour reconstruire le pays ?

 

RB : Mais je ne vois pas comment on peut reconstruire un pays avec les armes ; je pense ne pas partager cette hypothèse, et je ne la soutiendrai jamais. Mon avis est que JP Bemba est un businessman. Je n’ai pas eu l’opportunité de le connaître « homme politique » ; Je verrai par ses actions qui il est politiquement. C’est vraiment  prématuré  de pouvoir dire quoi que ce soit ; Mais je ne partage pas sa façon d’évoluer avec cette politique.

 

CB : Rentrons ici à Boston pour parler de l’initiative de créer un Network sur les voies de l’Internet affin de réunir les hommes d’affaires, associations et autres dans un cadre d’échanges de services, d’idées et d’information. Comment appréciez-vous  le travail de Congoboston.com ?

 

RB : Je pense que des initiatives pareilles sont à soutenir fortement ; aujourd’hui nous pouvons aller sur internent et voir le websites, animé par les fils et filles du pays lequel nous apportent des informations et services à l’intérêt de la communauté. J’encourage cette très bonne entreprise. Je souhaite que ceci ailles de l’avant, et qu’à  travers ce site on ait multiples initiatives, y compris celles qu’on avait mentionnées auparavant : la radio, TV pourquoi pas ?

 

CB : La dernière question est sur votre foi chrétienne : M. Bandoma Roger, Chrétien ne de nouveau, baptisée à l’église Baptiste de la Gombe sur l'avenue Lukusa. Que pensez-vous de l’évangélisation aux USA par les francophones ?

 

RB : Du point de vue de la langue, je pense  qu’on ne peut parler de l’évangélisation sans parler de la langue : c’est le cas des missionnaires qui sont venues chez nous au Congo pour évangéliser, et il n’y a pas longtemps qu’hier j’ai converse avec un missionnaire américain qui était à Gemena il y a très longtemps : je vous assure qu’il parle ma langue natale plus couramment que moi-même…(Rires)…

 

J’étais très surpris de l’entendre parler mieux ma langue natale. Quand vous allez dans un endroit pour apporter la parole de Dieu vous devez utiliser la langue du milieu affin d’atteindre les âmes ! Et nous pouvons mieux faire que les missionnaires qui étaient venus en Afrique : Utiliser l’anglais est une nécessité surtout avec l’avancée de la technologie et des techniques d’éducation.

 

Congoboston : Merci de l’opportunité que vous avez donne au site Congoboston.com de venir dans votre salon avec ces quelques questions et merci aussi pour les réponses très profondes.

 

Roger Bandoma : C’est aussi mon sentiment, je vous remercie de l’initiative du website, et je sais que vous irez de l’avant. Que le Seigneur vous bénisse !

 

Congoboston : Merci. Que Dieu bénisse le Congo !

 

Propos recueillis par Franklin Katunda

 

  

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