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Jose Muzingu - Archive 2005

Congoboston reçoit le Réverend Pasteur José Muzingu de Green Pastures Church of God de Worcester, MA

 

L'interview est fait en cinq categories

Sur la communauté de Boston

 

Sur le ministère

 

Sur la politique

 

Sur la vie aux Etats Unis, l'immigration

 

L'évangélisation(son dernier voyage en Belgique et en France)

Sur la communauté de Boston

 

1. Congoboston: Merci pour l’occasion que vous nous offrez à Congoboston.com de nous entretenir avec vous. La première question est la suivante. En regardant tout autour de vous, quels sont les signes des temps que vous pouvez percevoir ?

 

Pasteur José : Du point de vue personnelle, comme il s’agit de CongoBoston j’aimerai orienter la  réponse sur ce qui se fait. Aux USA,  une organisation, tout comme le corps humain, est appelé à croître. Pour nous qui sommes arrivés ici il y a un bout de temps, je penses que tout ce que nous voulons afin de réaliser nos ambitions est déjà à notre portée. Il nous faut avancer et agir pour voir les portes s’ouvrir maintenant.

 

Innovation, c’est le vent que je vois souffler sur la communauté. Ceux qui vont saisir ce moment et s’engager seront des pionniers. Je pense, sans envier les autres communautés, que Boston a  maintenant un niveau élevé de maturité.     Et si nous saisissons cette opportunité on arrivera à bien se lancer et  initier beaucoup de bonnes choses.

 

2. Congoboston ( CB ) : La deuxième question se situe sur le travail que font les membres du staff de notre site en vue de rapprocher les gens par un network. Comment  appréciez-vous ce travail en tant que leader ici à Boston ?

 

Pasteur José ( Pr. José ): Vraiment c’est un travail à louer. Je crois que nous avons toujours suggérer à toute organisation naissant avec l’idée d’aider la communauté d’avoir un réseau d’information. Rappelez-vous quand on avait eu la vision de relancer la structure de la communauté de New England, et parlant des moyens ou outils qu’elle devait utiliser, on avait parlé effectivement du besoin d’un network de sorte que ceux qui ont des initiatives peuvent aller y puiser des ressources dans le cadre de réseau d’échanges. Encore une fois cette initiative de website Congo boston.com est venue au bon moment. Et mon souhait c’est que ce site puisse aller de l’avant. C’est vraiment quelque chose à encourager !

 

3. CB : Merci pasteur, dans le même domaine, qui est la communauté, j’aimerai que l’opinion ait une idée sur votre vision communautaire. Qu’est ce que vous entrevoyez en tant que membre sur l’avenir et aussi quel apport positif pouvez-vous apportez en tant que leader ?

 

Pr. José : Euh !,les initiatives il y en a. Je penses que je me consacre au travail de personne à personne et je penses que celui-ci est éfficace. Il y a un temps où on a motivé les foules au micro…et je suis personnellement content d’apprendre quand une initiative est née. J’approche aussi l’intéressé pour l’encourager. Je me consacre à encourager donc ceux qui se sont déjà engagés à faire quelque chose. C’est là que je vois ma contribution. On a aussi initié depuis quelques temps un projet de Consulting qui n’a  pas encore plus atteint notre communauté. Nous travaillons pour l’instant avec les Africains de différents pays. A l’exemple des Businessmen du Ghana. Nous leur offrons le travail d’expertise en vue de les aider à savoir commencer un business et d’œuvrer  normalement en tant que petite entreprise ici aux Etats-Unis. L’idée que nous avons est de faire en sorte que ceci puisse bénéficier la communauté. Donc au moment opportun, nous contacterons CongoBoston.com pour donner des plus amples informations là-dessus. Comme je dirai on initie les choses mais on n’est pas obliger de tout connaître. Donc le Network est très important pour ce fin. On peut focaliser dans le domaine de votre expertise et profiter de l’échange des idées et des services. Donc, Je me vois bien dans le rôle de Coaching et soutenir les initiatives qui existent déjà.

 

4. CB : Dans le passé, vous  aviez demandé à la Jeunesse de prendre garde de ne faire que le travail que l'on aimes; dans le domaine de dons et talents, un travail que vous faites bien pour être payé. A l’image de CongoBoston, avez-vous un autre conseil à donner au public aujourd’hui ?

 

Pr. José : C’est le travail à situer au niveau de la définition de la vision. Entrer plus en détails afin d’explorer toutes les possibilités qu’une entreprise peut avoir, surtout au niveau de la créativité. Comprendre l’industrie dans la quelle vous travaillez. Se rallier avec les Bench-marks qui ont les même intérêts que vous. Votre initiative est bonne et comme on dit voir Grand et commencer petit. Toute œuvre grande commence toujours petite. Approfondissez maintenant le travail en utilisant votre sens de créativité pour rendre le site plus intéressant. Et le Consulting group que nous avons crée nous aidera à s’asseoir et échanger les idées dans le cadre du network. Cela vous aidera à explorer les nouveaux horizons que vous découvrirez.

 

Sur le ministère

 

5.  CB : Il y a une ou deux années de cela, vous etiez pasteur de la Vie Abondante ;  aujourd’hui vous êtes pasteur de Green Pastures. Comment expliquez-vous ce changement ?

 

Pr. José : Le Ministère selon moi est de permettre à Dieu de travailler au travers de soi.  On se rend disponible à lui en se soumettant totalement. On le laisse nous utiliser à n’importe quel moment et n’importe où. Tout ce que nous avons  est le produit de sacrifice de quelqu’un qui a voulu passer la grâce que Dieu a placée en lui à la disposition d’un grand nombre. Nous avons  accepté de prendre la charge de La Vie Abondante par obéissance à Dieu et aussi par obéissance à Dieu nous avons décidé de déléguer l’autorité aux autres. Ceci est bien aussi pour encourager les leaders à s’épanouir. On ne peut chercher à rester quelque part même quand il est temps de partir. Déléguer l’autorité: c'est ce qui fait qu’il y emergeance  de nouveaux leaders. A l’exemple de Pr. Freddy qui fait un bon travail. Dans l’avenir nous annonçons que nous préparons d’autres dirigeants même pour l’église que nous avons installé. Notre joie sera plus grande lorsque nous devenons moins indispensables et qu’ il y a plus des gens disponibles à faire quelque chose.

 

6. CB : Dans le même ordre d’idées, en tant qu’observateur, nous avons vu des oeuvres accomplies  depuis que vous êtes arrivé ici à Boston. Tel que l’organisation administrative de l’église, sa croissance ; L'église a pu s’acquérir certains biens ; Aussi des portes se sont ouvertes pour l’évangélisation.  Quels sont les bons souvenirs que vous avez gardés de ce ministère ?

 

Pr. José : L’opportunité d’avoir créer toutes les relations que nous avons aujourd’hui : une grande famille. Nous avons à cœur les fardeaux des uns et des autres malgré les distances qui nous séparent. Le fait de voir plusieurs évoluer est ce qui fait ma joie. Recevoir des rapports tels que CongoBoston.com est crée. Et qu’il y a Teamprophoto…Et quand on apprends aussi que l’église grandit cela fait notre joie. Pour revenir à la question, les souvenirs il y en a  beaucoup. Il y a l’expérience que nous avons nous même gagné. La transformation dans la communauté de Boston depuis l’année où on  venait d’arriver à maintenant. L’année 1998 est parmi mes bons souvenirs. Après avoir enseigné le peuple de Dieu sur la nécessité d’aller à l’école, nous avons assisté à plus de six collation des grades académiques en une  année. Ma prière était que Dieu nous permette de continuer dans le même elan : Que nous ne nous réunissons pas seulement pour les fêtes de mariage, mais aussi pour célébrer les diplômes académiques.

 

Sur la politique

 

7. CB : Une Question sur le volet politique. Boston étant une ville à majorité des étudiants et des entrepreneurs a eu à recevoir le président Joseph Kabila. Quelle est  la signification prophétique de cette visite devant une audience d’environ 60 à 70% des chrétiens congolais de Boston ?

 

Pr. José : Evidement, ce n’était pas au hasard que cette visite ait eut lieu. Par rapport à l’église, on ne comprendrait pas cette réponse si on ne se place pas dans le contexte de tout ce que nous avions toujours dit : Il y a une flamme que Dieu a initié à l’église de Boston. Cette flamme quittera Boston et touchera plusieurs nations. Ce sont des choses qui se réalisent déjà, et peut être qu’on ne se rend pas compte. Ceci est un élément de plus dans le tableau dessiné par Dieu : Il sait pourquoi il a permis que le président vienne ici à Boston. Ce voyage a déclenché quelque encouragement dans la vie de ceux qui avaient quelques rêves à réaliser, se sentant approchés par l’autorité. Je crois personnellement que Boston, avec ses étudiants d’universités et l’église que Dieu y a stratégiquement placé, va jouer un rôle important dans la reconstruction  de notre pays. Quelques personnes qu’on ne connaît pas encore seront des dirigeants de demain ; Mais c’est  avec le temps qu’on le saura. Que chacun donc comprenne pourquoi Dieu a permis qu’il se retrouve à Boston : Tirer profit des opportunités d’apprendre soit à l’école ou d’une façon plus pratique comme vous le faites avec Congoboston.com pendant qu’on est ici. Croyez-moi vous en sortirez avec une très grande expérience (des choses qui ne s’apprennent pas à l’école.) Ce que j’aime aussi à Boston est que les chrétiens ne se limitent pas seulement au domaine spirituel des choses, mais sont plus pratiques. Nous comprenons qu’au-delà de tout nous faisons le ministère, que Ça soit Congo boston et autres initiatives. Le privilège qui nous était accordé de recevoir le président, l’entretien eu avec lui et même le temp passé lors de son passage est une semence, posée dans les cœurs des plusieurs. Et cela apportera des fruits au moment opportun.

 

8.  CB : Après toute cette expérience passée ici à Boston, qu’est-ce que vous pensez que la diaspora de Boston peut apporter comme solution aux problèmes politiques et économiques du Congo: à la crise congolaise ?

 

Pr. José : Je crois que le Congo connaît une crise de leadership. Ceci est mon avis. Le problème du Congo est celui de trouver des hommes confiants et responsables. Le Congo n’a pas autre crise car le pays regorge plein de ressources minières et naturelles. Ce que les Congolais de Boston pourraient faire c’est s’améliorer pour devenir un agent important dans le rebâtissent de notre pays.  Je crois qu’il est important d’avoir une philosophie qui peut favoriser le développement. Il y a beaucoup des choses que devons traiter sérieusement dans nos mentalités. Le changement doit se faire au niveau individuel. On peut toujours se réunir pour financer en envoyant l’argent mais cela ne résous pas le problème. C’est plutôt notre mentalité ou idéologie que nous devons ajuster. Vous savez il faut tirer profit des choses que nous apprenons dans le pays dans le quel Dieu nous a amenés. Je pense que si la communauté s’organisait dans ce sens là, on aurait des activités qui pourront nous amener à s’améliorer qualitativement.

 

Premièrement au niveau de notre philosophie de la vie car tout ce qu’est l’homme est le produit de sa pensée. La façon pour nous de concevoir les choses : Par exemple si Goma est atteint par une catastrophe naturelle, quelqu’un dit congolais contribuez !  S’il ne contribue pas ce n’est pas parce qu’il n y a pas d’argent, mais plutôt notre philosophie de la vie qui fait qu’on se sent pas obligé de faire toutes ces choses là. Mais si cette culture est redéfinie en nous et nous optons à comprendre ce qu’est le Fundraising, cela changera notre comportement. Je crois que ce sont  des choses que l’on doit travailler dessus. Et comme Dieu vous a choisi vous pour initier ce projet de Congo boston, il vous appartient de développer ces sujets et les mettre à  la disposition des congolais.

 

L'évangélisation(son dernier voyage en Belgique et en France)

 

9. CB : Parlez-nous de votre voyage de Belgique ?

 

Pr. José : Nous étions parti à la convention nationale de l’église de Dieu en Belgique. Eglise à la quelle nous appartenons. Et après nous avons travailler dans différent  provinces de Belgique auprès des églises. A Bruxelles, nous avons eu pendant deux jours un séminaire national organisé par L’église Nouvelle Jérusalem pour les jeunes venant de plusieurs régions de la Belgique. Nous avons aussi fait  un déplacement à Louvain, à Liège, puis nous sommes rentré à Bruxelles. De là nous sommes parti à Paris (France) pour deux jours. En fait le travail d’évangélisation a eut un grand impact sur le peuple de Dieu, particulièrement en Bruxelles où on est allé pour la premier fois. L’audience était très attentive au message. Nous avons vu des talents qui dormez être réveillé, et on a eu beaucoup des témoignages.

 

10. CB : Avez-vous un témoignage que vous pouvez déjà nous livrer la-dessus ?

 

Pr. José : Oui, à l’exemple d’un talentueux jeune qui, après s’être converti au christianisme, avait quelques confusions en lui. Il avait besoin d’écouter ce message afin de servir le seigneur avec le don qu’il avait. Aussi d’autres personnes qui le connaissait ont confirmé qu’il est dépositaire d’une marque déposée, vendue dans les magasins de Bruxelles. Dieu lui a fait grâce d’avoir la vision d’être le premier styliste africain de renom au même niveau que d’autres stylistes connus. On a prié pour lui et croyons en ce que Dieu va faire pour lui. Parmi d’autres jeunes, il y a ceux qui ont l’ambition d’évoluer dans des cercles politiques de la Belgique pour parler de l’avenir du Congo. Ils avaient tous besoin d’un message pour cela. Je pense que c’est encore trop tôt pour une longue liste de témoignages. Au moment  voulu nous le dirons.

 

11 CB : En tant que Pasteur, je sais que Dieu vous donnes la capacité de mesurer le degré de réceptivité de la parole de Dieu par le peuple de Dieu. Comment appréciez-vous l’audience de La Belgique par rapport à celle de boston ?

 

Pr. José : En fonction de l’expérience vécue, il y a une grande soif de connaître: On a passé du temps avec un jeune libraire à la librairie, née d’une association  des efforts des  pasteurs de Belgique. Il nous a relaté comment les gens achètent des livres  pour se ressourcer. Depuis un temps les gens sont fatigués d’écouter la musique Gospel; Ils veulent apprendre. D’ailleurs toutes les cassettes audio qu’on avait amenés ont été toutes achetées pour être placées sur les étagères. Le libraire était content que  nous étions consacrés à faire ce travail de diffuser la parole de Dieu sous plusieurs formes. A  Bruxelles par exemple, après le culte, la cassette sur parole étant prête, on a vu une file des gens attendant de l’acheter pendant plus d’une heure d’attente après le culte Je penses qu’avec la main qui nous a été tendu on repartira prochainement pour continuer le travail.

 

12 CB : Revenant aux Etats-Unis, quelles sont les stratégies d’évangélisation  que vous avez  eu de la part de Dieu pour ce pays ? Et aussi quel est l’impact du choix de la langue anglaise sur ces stratégies d’évangélisation ?

 

Pr. José : Je vais repondre à cette question à deux niveaux : D’abord, à notre niveau la stratégie que nous avons c’est de nous reproduire, on ne peut se mettre à aller gagner une âme après une autre. Cela prendra des années. Mais à cette étape Dieu nous utilise à équiper ceux qui peuvent équiper les autres. Faire un travail de multiplication au lieu de faire un travail d’ addition. Nous donnons plus intérêt à apporter l’outil de travail afin que les gens soient formés. La stratégie d’implantation des églises sachant que celle-ci doit être locale, et disponible aux gens à qui on prêche l’évangile. Ca ne devrait pas  prendre beaucoup d’efforts au peuple de Dieu pour aller à l’église. C’est à l’église d’être implantée à côté d’eux. Donc c’est cela notre priorité du moment : 1. Formation des leaders et  2. l’implantation des églises partout où Dieu nous enverra. Et l’église ici c’est une assemblée ou un cadre d’encadrement des chrétiens. (Exemple : Une église, un Groupe d’édification, une école de formation.)

 

On se considère ambassadeur du seigneur dans ce pays pour atteindre les fils de ce pays. Et la langue est très importante pour cela. Notre église a une vision communautaire avec pour l’un des objectifs d’ôter les barrières de la langue. J’encouragerai cela à tout serviteur africain qui se considère comme missionnaire dans ce pays de tenir en compte l’utilisation de l’anglais comme langue d’évangélisation. C’est un grand défi, mais qu’il faut relever pour atteindre le vrai but de notre travail, comme christ s’est fait semblable à nous pour  nous atteindre. Nous devons être semblables aux gens à qui nous apportons l’évangile. Mais cela n’exclut pas qu’une église peut avoir une mission spéciale de n’atteindre que les ressortissants d’un certain pays à l’exemple des églises hispaniques ou créoles…

 

 

Sur la vie aux Etats Unis

 

13. CB : Comment est-ce qu’entant que résident aux Etats-Unis vous comprenez la crise dans la quelle l’église est plongée, notamment  l’affaire scandale dans l’église catholique ici même à Boston ?

 

Pr. José :  Je crois que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Avec une crise, il y a recherche de la présence de Dieu. Toutes ces circonstances que Dieu a permis nous permets de lui faire confiance et l’importance de la prière lorsqu’on se sent vulnérable. Toute personne humaine est exposée et notre force ne vient de Dieu. Donc il y a un grand besoin de Dieu. Pour lier cette réponse à la précédente, nous sommes ambassadeur de Dieu dans ce pays nous devons avoir de la compassion et contribuer par la grâce que Dieu nous a donné pour le peuple Américain.

 

Dans nos milieux de travail, nous voyons des gens avec pleins de problèmes en eux, mais ils savent le camoufler avec un masque professionnel. Il y a donc un besoin profond  qu’on découvre  quand on parle avec eux. C’est notre responsabilité de non seulement prier pour le pays que Dieu nous accordé d’habiter mais surtout aider ceux que nous pouvons aider ; ceux auprès de qui Dieu nous placé afin qu’ils trouvent refuge dans la présence de Dieu. Voilà une bonne forme d’évangélisation : 80 % de conversion se font à travers les relations. L' âme ne se converti pas a l' l'église. C’est quelqu’un d'autre qui la connaît qui l’amenera à la croisade, lui témoignant l’amour de Dieu, qui va gagner la  pour Dieu.

 

Nous avons donc besoin de sortir de notre zone de confort, de former des clubs, mais  pour stopper ce qui nous bloque entre nous et ceux qui nous ont offert l’hospitalité dans ce pays.  Briser le complexe de l’étranger et arriver à se créer des relations avec les Américains et les peuples des autres cultures. Cela créera un cadre idéal pour leur parler du Seigneur. Voilà ce que je pourrais dire la-dessus.

 

14. CB :  La dernière question est de savoir si l’immigration se constitue comme un frein à l’activité évangélique ou à son efficacité ?

 

Pr. José : A part les démarches de demande d’emploi où on vous demandera le permit de travail, je ne crois pas que l’immigration soit un problème pour l’évangélisation. Avec les relations qui se créent entre les gens, les questions sur le statut d’immigration ne se posent pas. Le seul grand problème qui se pose à nous les Congolais c’est la barrière de la langue et le complexe de l’étranger. Pour les Africains anglophones le plus grand problème c’est le conflit des cultures. Le mieux à savoir est que ce n’est pas eux qui sont venus vers nous, mais nous qui sommes venus ici, et qu’il faille que nous nous adaptons à tout prix aux réalités de ce pays : apprendre à mieux le connaître afin de pouvoir leur parler. S’ils nous trouvent différents d’eux tout comme serait notre cas il n’y aura pas de rapprochement. En un mot, sachons prendre la couleur du milieu. Le moyen le plus efficace d’évangélisation sont les relations. Nous avons donc l’obligation de consentir des sacrifices, sortant de notre zone de confort pour ne pas compromettre notre intégrité mais gagner les âmes. Donc, le vrai problème n’est pas l’immigration mais notre propre volonté de sortir et prêcher les autres, sortant de notre milieu s’il est trop fermé.

 

15. CB : Pour finir, écoutant tout ce que vous dites je vois l’histoire de Joseph  qui se dessine un peu sur le parcours de la plupart d’entre nous: Bénir le pays d’accueil tout en  occasionnant un futur radieux pour son peuple du pays d’origine. Quelle corrélation entre cette histoire et notre réalité d’immigrant aux USA?

 

Pr. José : Si nous considérons l’histoire de Joseph, notre philosophie de la vie est importante, si nous sentons une certaine responsabilité vis-à-vis de ce pays alors on peut comparer les deux : Joseph avait le souci de sa famille bien qu’étant à l’étranger. Si nous avons ce souci nous allons apprendre comme Joseph des choses ici que nos confrères ne connaissent pas. Les  relations et connaissances lui ont donné une position d’influence. Ce qui fait que ses frères ont été sauvés par lui. Nous aussi sortons de notre zone de confort, intégrons ce milieu et nous allons apprendre ce que ce peuple connaît, et ferons bénéficier de cela à notre peuple si nous avons le souci de ce dernier. Sinon on risque de rentrer au pays comme on était venu, avec la seule différence qu’on a passé beaucoup d’années ici. Mais si nous intégrons ce milieu nous avons plus de chance de sauver notre peuple.

 

 16. CB : Il y a t-il une question que j’ai oublié de vous poser ou que vous aimeriez que je vous poses ?

 

 Pasteur José : Non, mais pour finir ce que j’aimerais dire est que nous sommes contents de ce que vous faites. La communauté grandit et les initiatives se créent. C’est cela notre passion. Si tu revois toutes les questions et réponses. Tout tourne autour de même sujets. Car à travers nos réponses nous exprimons le fardeau de notre cœur et c'est ce qui fait l’objet de la vision de notre cœur. Ce que je pourrais ajouter c’est que nous nous rendons disponibles comme des instruments, à la disposition de ceux qui ont des visions, des rêves ou qui ont déjà  des initiatives. Ce message que Dieu nous a donné, nous ne nous contentons plus de seulement le prêcher du haut de la chair, mais travailler La main dans la main pour voir les choses progresser. Aider ceux qui pensent que nous sommes utiles à quelque chose.

 

Congoboston : Merci beaucoup Pasteur pour votre temps. On a parlé de la communauté de Boston, de votre ministère, du Congo le pays. Par rapport à ce que nous pouvons faire pour aider. On a évité de parler des problèmes d’actualité au Congo. Juste parce qu’ils ne sont pas de problèmes de fonds. On a parlé de l’évangélisation notamment votre voyage en Belgique. La vie d’un résident aux Etats-unis. Et l ’immigration.

 

Encore une fois Pasteur, au nom du staff de Congoboston.com et tous nos lecteurs, nous vous remercions infiniment!

 

Propos recueillis par Franklin Katunda, Editeur de Congoboston.

 

  

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