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Gilbert Mulamba - Archive 2004 /French

Congoboston: Congoboston a l’honneur de vous presenter à notre public depuis Raleigh, North Carolina où vous habitez. Quel est votre nom et parlez-nous de vous?

 

Gilbert Mulamba: Merci Bien Franklin. Je repond au nom de Gilbert Mulamba (beaucoup m’ont connu sous le pseudonyme de GIGI), je suis établi dans la ville de Raleigh, NC avec ma famille: Sylvie, mon épouse, ma fille Jessye (8 ans ½) ainsi que mon fils Jeremy (5 ans). L’Eternel a pérmis que je puisse continuer à le servir au sein de l’équipe de Louange et Adoration de Raleigh International Church, dont le Pasteur a la vision de rassembler et d’atteindre toutes les cultures representées dans la ville.

 

Congoboston: Le public se rappelle de vous dans l’ entourage de Boston. Veuillez nous parler de votre séjour passé ici a Boston?

 

Gilbert Mulamba: Par où commencerai-je? Je suis arrivé à Boston en 1993 je pense, venant de Philadelphie où je venais de finir mon diplôme de Maitrise en Sciences. Une société de la place m’avait fait une excellente offre de travail. J’ai donc travaillé en son sein jusqu’au jour de ma prémière expérience de lay-off. Mais il faut dire que juste avant le lay-off Dieu avait pérmis que mon épouse vienne me rejoindre, venant de Kinshasa via L’Angleterre; j’ai compris plus tard que ma présence dans cette société n’etait qu’un tremplin qui m’avais permit d’entreprendre des demarches necessaires avec l’immigration. Aussi j’ai pu être en contact avec un professeur de Harvard Medical School pour qui je travaillerai jusqu’ au moment où nous avons quitté Boston. Mon passage dans cette institution a, certes, marqué ma carriere actuelle et m’a pérmis de comprendre l’origine de certains des maux que traverse cette nation pourtant bénie. Peut-etre que j’aurais un jour le privilège d’en parler en details. Les souvenirs de Boston sont très bons. Nos deux enfants y sont nés, et nous avons eu le privilège de servir à La Vie Abondante church, sous le ministere du Pasteur Jose Muzingu et ensuite celui du Pasteur Samuel Luboya. Nous avons beaucoup appris de ces deux serviteurs de Dieu, au travers de leurs enseignements. Nous continuons a garder un contact très permanent avec eux. Nous avons des amis à Boston, frères et soeurs en Christ, et c’est toujours un plaisir pour nous de les revoir tous.

 

 

Congoboston: Nous venons d’apprendre que vous preparez la sortie de votre CD. Parlez-nous de ce nouvel album, ainsi que de votre carriere musicale?

 

 

Gilbert Mulamba: La reponse concernant mon interêt à la musique est une très longue histoire. Mon père ayant travaillé à Kisangani comme cadre de L’Université, nous avions eu le privilège d’habiter dans le quartier des professeurs. Notre voisin, un vieux medecin americain (Dr. Olson), jouait souvent à son piano le soir. Plusieurs fois, j’étais dehors à sa fenetre pour le regarder jouer, jusqu’au jour où sa femme me donna la pérmission d’entrer au salon pour l’écouter. C’était à l’age de 9 ans. Quand son temps de retraite etait arrive, il vint demander a mon pere d’acheter le piano comme il repartait avec sa famille pour les USA. C’est ainsi que j’ai commencé à apprendre d’abord seul, puis avec un tuteur qui était d’origine camerounaise. Je vais sauter plusieurs étapes en disant aussi que j’ai appris à jouer à la guitare sur un instrument que j’avais moi-même fabriqué...Ah, ahh… les fils de guitare venaient des cables à frein d’une mobylette!!! Ah ahh…go figure! Disent, les Americains… A Kinshasa, j’ai d’abord évolué dans le groupe musical de la Jeunesse de l’Eglise Protestante Présbyterienne de Kinshasa, puis à L’église de la Borne une étape importante de ma vie spirituelle. J’y ai produit, avec mon frère et ami Mozart Mpia, la premiere cassette de musique instrumentale que beaucoup de congolais ont écoutée vers les années 87-89. Arrivé aux USA, j’ai été musicien d’une grande chorale de Gospel à l’université. La suite de l’histoire est Boston, et enfin la Caroline du Nord. Mais je ne peux en quelques mots brosser les nombreux groupes, chorales avec lesquels j’ai fus membre, ou en séssions d’enregistrement au studio et en concerts.

 

J’ai été exposé, dès mon très jeune âge, à differentes musiques: de la musique classique de Haendel, en passant par le blues, le Jazz, la musique sud-africaine, cubaine, country, reggae, toutes les musiques traditionelles de l’afrique centrale (congolaise bien sùr). Un peu comme Moïse, j’avais plus tard compris que cette formation n’était pas une peine perdue. Notre musique a une influence incroyable sur le continent Africain. Nos chansons de louange sont chantées partout en Afrique. Il est temps que nous puissions aussi éxposer le reste du monde à notre musique. Nous devons nous considerer tous comme missionnaires envoyés de Dieu pour être des témoins de sa Lumière aux USA et au reste du monde. Et la musique demeure parmi les outils de travail que nous avons pour ce travail.

 

L’album est intitulé Worship Expressions avec comme chanson principale l’une de mes compositions intitulée Trustin’Him. C’est un album de musique instrumentale, dans laquelle j’ai fait intervenir des harmonies vocales dans plusieurs morceaux. J’ai essayé d’éxprimer les émotions des chants par le piano et aussi à la guitarre classique, jouée dans quelques morceaux. J’ai, egalement, joué au Likembe sur deux morceaux. Dans ce CD, les congolais retrouvéront des chants qui ont marqué la musique congolaise chrétienne et qui ont transformé la vie de beaucoup. J’ai fait participer quelques musiciens Américains et d’autres nationalités. Les enregistrements de musique se sont effectués dans mon studio et dans celui de Paul Tsasa (Sango malamu) pour les parties vocales. Le mixage s’est effectué dans un studio connu en Caroline (Osceola Studios) par Mr. Ian Schreier. Il est l’auteur du mixage d’un album de Blues qui a reçu une Nomination aux Grammys 2004.

 

 

Congoboston: Quels sont vos stratégies pour présenter notre musique et culture auprès des peuples du monde?

 

 

Gilbert Mulamba: Comment présenter cette musique aux autres cultures? Mon approche est simple: chez nous, lorsque un enfant a ses deux prémières dents, la maman aime parfois commencer à lui faire goûter le repas des adultes; elle peut tremper son doigt dans la sauce du poulet à la mwamba, par exemple, et faire gouter à l’enfant pour qu’il s’habitue au goût et à aimer le poulet. Plus tard, ce même enfant commencera à broyer même les os du poulet. J’essaie donc d’injecter des sons, des mélodies et des rythmes de chez nous dans un style de musique dans lequel toutes les cultures peuvent trouver un element à reconnaitre comme étant le leur. Inversement, je prends aussi des chants d’adoration, connus ici et dans le monde, et je les joue sur un fond de rythmes africains. Vous retrouverez sur mon nouveau CD, des chants avec une influence de Jazz, mais dont les mélodies sont des cantiques de louange de chez nous. Enfin de compte, lorsque nous avons nos mains levées vers les Cieux pour adorer Dieu, il ne voit que les paumes de nos mains quelque soit notre race d’origine. En effet, les paumes de nos mains ont la même couleur. Derrière cette façade qui nous unit tous, chacun ammène sa particularité culturelle dans son adoration. Le resultat est que le sacrifice d’adoration qui monte vers le Trône de Dieu est un mélange de languages, de sons, et rythmes venant de part le monde entier. A l’exemple de ce qui s’etait passé le jour de la Pentecôte. Telles sont là ces quelques pensées pour essayer d’éxpliquer mon style. Je laisserai le soin aux critiques des auditeurs d’en faire leur appréciation.

 

 

Congoboston: Un mot de plus sur la musique chrétienne congolaise. Quel style à adopter? Les Moissonneurs ou les Makoma?

 

 

Gilbert Mulamba: Makoma évolue très bien dans son style ainsi bien que les Moissonneurs qui font un travail excéllent. En qui me concerne, mon appel est de produire une musique qui pousse l’auditeur à adorer Dieu et mediter sur ses bienfaits en utilisant un “melting pot” (mélange) artistique. Ma musique est aussi destinée à encourager le chrétien dans son combat quotidien. Sur mon website, je vais élaborer un peu plus la-dessus…Chacun adopte son propre style selon son appel et l’audience qu’il veur atteindre. Pour revenir sur notre rôle missionaire, je dirai en passant que lorsque les missionnaires sont venus en Afrique pour évangeliser, ils ont appris nos langues, ils ont traduit la Bible ainsi que leurs cantiques dans toutes nos langues. Nous aussi nous pouvons traduire nos chants et les mettre à la portée des autres.

 

En Bref, repondant en conlusion à la prémière partie de votre question, je dirai que la musique Chretienne congolaise a beaucoup évolué pendant ces dix dernières années. Elle peut avoir beaucoup plus d’impact qu’elle n’en a maintenant. Ma prière est que nous tous, artistes congolais, mettions beaucoup plus d’accent sur l’aspect “ministère” de notre appel en jouant la musique chrétienne. Il y a énormément de talents congolais de part le monde qui n’attendent que d’être découverts. Beaucoup de nos artistes produisent des CD d’éxcellente qualité, mais hélas… certains de ces produits ne sont pas distribués dans un plus large cercle culturel.

 

Congoboston: Quelles sont vos stratégies de promotion et de vente pour vos produits aux USA, en Europe et en Afrique (notamment au Congo). En quoi est-ce que Congoboston peut vous aider à accomplir ce projet?

 

 

Gilbert Mulamba: Les détails sur la promotion vous serons communiqués dès la sortie du CD. Mais je peux déjà vous dire que le CD sera sur plusieurs sites internets comme Amazon.com, Cdstreet.com, worshipmusic, ainsi que dans certaines librairies chretiennes; nous sommes encore dans le processus d’entretiens avec d’autres distributeurs intérnationaux. Je pense aussi à passer dans les églises pour partager ce que le Seigneur me met à coeur de pouvoir partager. Nous visons aussi l’Afrique avec certains contacts qui sont en train de s’etablir. Pour le Congo, nous voulons commencer par la télévision avec des clips qui seront élaborés ici dans les mois à venir.

 

CongoBoston est un portail qui est frequemment visité, nous voulons aussi souscrire aux services publicitaires que vous offrez pour les internautes. A tous les auditeurs de musique chrétienne, je dirai ceci: “Based on the reactions I am getting from different people here, I encourage you to get this CD once it’s released”. J’apprécie, à sa juste valeur, l’opportunité que vous m’avez accordée de m’exprimer au travers de cet interview sur votre website communautaire. CongoBoston est une excéllente initiative, et nous prions que votre initiative s’élargisse encore davantage. God bless you.

 

 

Congoboston: Merci beaucoup, Mr Gilbert Mulamba, de repondre aux questions de l’équipe de Redaction de Congoboston et Félicitations antiçipées pour votre nouveau CD

 

 

Interview par Franklin Katunda, Editeur

©Congoboston March 2004

 

 

  

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